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Lunettes, fitness, médecines complémentaires : quelle assurance complémentaire paie quoi ?

Ce que l’assurance de base prend en charge pour les lunettes, le fitness et les médecines complémentaires, où interviennent les assurances complémentaires et comment comparer les produits.

Cette traduction est une version provisoire et doit encore être relue par un ou une spécialiste de langue maternelle française. La version allemande fait foi. Version originale : Deutsch

Réponse courte

Chez l’adulte, les lunettes, le fitness et les médecines complémentaires non médicales ne sont en général payés que par une assurance complémentaire des soins ambulatoires. L’assurance de base ne paie les lunettes qu’aux enfants jusqu’à 18 ans (au plus CHF 180.67 par an), jamais un abonnement de fitness, et les médecines complémentaires seulement chez des médecins titulaires d’une attestation de formation complémentaire. Compare les produits selon le plafond, le pourcentage, la période et les règles de reconnaissance des CGA.

Illustration : lunettes, petit haltère et brin de lavande alignés sur une table claireImage d’illustration, générée par IA

L’essentiel en bref

  1. L’assurance de base paie les lunettes et les lentilles de contact aux enfants jusqu’à 18 ans révolus, au plus CHF 180.67 par an (art. 24 OPAS, LiMA).
  2. L’assurance de base ne paie jamais un abonnement de fitness ; elle ne peut prendre en charge que les prestations des art. 25 à 33 LAMal (art. 34 al. 1 LAMal).
  3. L’assurance de base paie cinq méthodes de médecine complémentaire lorsqu’un médecin titulaire d’une attestation de formation complémentaire reconnue traite (art. 4b OPAS).
  4. Aucune assurance complémentaire ne peut prendre en charge la franchise et la quote-part de l’assurance de base (art. 64 al. 8 LAMal).
  5. Les prestations d’une assurance complémentaire sont fixées par le seul contrat ; la caisse doit t’informer de leur étendue et de la prime avant la conclusion (art. 3 LCA).

Comparer les assurances complémentaires : savoir d’abord ce que paie l’assurance de base

Comparer des assurances complémentaires, c’est le plus souvent comparer des produits qui ne font que combler des lacunes. C’est l’assurance de base qui détermine ces lacunes : elle ne paie que les prestations prévues par la loi sur l’assurance-maladie, et aucune autre (art. 34 al. 1 LAMal). Tout ce qui va au-delà relève d’une assurance complémentaire facultative régie par la loi sur le contrat d’assurance (LCA), dont chaque caisse fixe elle-même les prestations.

PrestationAssurance de baseAssurance complémentaire
Lunettes, lentilles de contact, enfants jusqu’à 18 ansau plus CHF 180.67 par an (LiMA)contribution au solde, selon les CGA
Lunettes, lentilles de contact, adultesseulement dans des cas médicaux particulierscontribution selon les CGA
Abonnement de fitness, cours de santéjamaiscontribution selon les CGA, selon la caisse seulement auprès de prestataires reconnus
Médecines complémentaires chez un médecin avec attestation de formation complémentaireoui, 5 méthodes (art. 4b OPAS)franchise et quote-part non assurables
Médecines complémentaires chez des thérapeutes non médecinsnoncontribution selon les CGA, selon la caisse avec reconnaissance par un registre
Transport de malades50 %, au plus CHF 500 par an (art. 26 OPAS)frais restants selon les CGA
Sauvetage en Suisse50 %, au plus CHF 5 000 par an (art. 27 OPAS)frais restants selon les CGA
Franchise et quote-partà ta chargene peuvent pas être assurées (art. 64 al. 8 LAMal)

La plupart de ces prestations figurent dans une assurance complémentaire des soins ambulatoires. Les noms de produits ne sont pas uniformes, et de nombreuses caisses regroupent plusieurs modules. Tu ne compares donc pas des noms, mais des conditions.

Pas à pas : comment comparer les assurances complémentaires

  1. Noter tes besoins. Quelles prestations as-tu payées toi-même ces deux ou trois dernières années ? Lunettes, cours, thérapies hors assurance de base, médicaments non remboursés. Les décomptes de prestations de ta caisse t’aident.
  2. Déduire l’assurance de base. Vérifie pour chaque prestation si l’assurance de base paie déjà, par exemple pour les lunettes d’enfants ou l’acupuncture pratiquée par un médecin. L’assurance complémentaire ne paie qu’ensuite.
  3. Mettre les CGA côte à côte. Pour chaque prestation, cinq valeurs comptent : le pourcentage, le plafond, la période (par an ou tous les trois ans), les conditions (ordonnance, prestataire reconnu) et les plafonds communs avec d’autres prestations.
  4. Demander la prime pour ton âge. Les primes complémentaires dépendent du produit, de l’âge et souvent du lieu de domicile. Une offre te montre la prime pour ta situation.
  5. Clarifier les conditions d’admission. La caisse peut poser des questions de santé et refuser (art. 4 LCA). Renseigne-toi sur les délais de carence et la durée du contrat.
  6. D’abord l’acceptation, ensuite la résiliation. Si tu as déjà une assurance complémentaire, ne la résilie que lorsque le nouveau contrat est confirmé par écrit.

Nous développons sous Comparer les assurances complémentaires une comparaison qui présente côte à côte les prestations des différents tarifs.

Lunettes : assurance de base pour les enfants, complémentaire pour les adultes

Dans l’assurance de base, les lunettes et les lentilles de contact sont des moyens et appareils. Ce que la caisse paie figure dans la liste des moyens et appareils (LiMA) de l’OFSP ; la caisse paie les coûts jusqu’au montant maximal de remboursement qui y est fixé, le solde est à ta charge (art. 24 OPAS). Pour les enfants et les adolescents jusqu’à 18 ans révolus, c’est au plus CHF 180.67 par an, sur ordonnance d’un ophtalmologue. Pour les adultes, l’assurance de base ne paie que dans des cas particuliers, par exemple si l’acuité visuelle change en raison d’une maladie, d’un médicament ou d’une opération. Comme toute facture, la contribution passe par la franchise et la quote-part.

Pour les adultes en bonne santé présentant un défaut visuel ordinaire, seule l’assurance complémentaire intervient. Pour la contribution aux lunettes, sois attentif à ces points :

  • Plafond et pourcentage : la caisse paie-t-elle un montant fixe ou une part de la facture ?
  • Période : par année civile, tous les deux ou tous les trois ans ?
  • Étendue : seulement les verres, ou aussi les montures, les lentilles de contact, les lunettes de soleil correctrices ?
  • Condition : la mesure chez l’opticien suffit-elle, ou faut-il une ordonnance d’un ophtalmologue ?
  • Chirurgie laser : la caisse impute-t-elle une opération au laser sur la contribution aux lunettes ?

La page de prestation La caisse-maladie paie-t-elle les lunettes ? explique tous les détails de l’assurance de base.

Fitness : jamais par l’assurance de base

L’assurance de base ne peut pas prendre en charge d’autres coûts que les prestations des art. 25 à 33 LAMal (art. 34 al. 1 LAMal). Un abonnement de fitness n’en fait pas partie. Une contribution au fitness n’est donc payée que par une assurance complémentaire, le plus souvent via un module ambulatoire ou de prévention.

Il faut distinguer la thérapie médicale par l’entraînement. Elle fait partie de la physiothérapie sur prescription médicale, est limitée dans le temps et est payée par l’assurance de base. L’entraînement libre qui suit relève de l’assurance complémentaire ou de ta poche.

Pour la comparaison, comptent : le pourcentage du coût de l’abonnement, le plafond annuel, la liste ou le label de qualité des prestataires reconnus et le fait que le fitness partage ou non un plafond commun avec d’autres prestations comme des cours ou des bilans de santé. Les détails figurent sur la page de prestation La caisse-maladie paie-t-elle l’abonnement de fitness ?.

Médecines complémentaires : c’est le thérapeute qui fait la différence

En médecines complémentaires, ce qui compte, c’est qui traite. L’assurance de base paie cinq méthodes lorsqu’un médecin porteur d’un titre de spécialiste et de l’attestation de formation complémentaire correspondante traite (art. 4b OPAS) :

Médecines complémentaires pratiquées par des médecins dans l’assurance de base ; source art. 4b OPAS
MéthodeProgramme de formation complémentaire du médecin
AcupunctureAcupuncture – pharmacothérapie chinoise – MTC (ASA)
Pharmacothérapie de la MTCAcupuncture – pharmacothérapie chinoise – MTC (ASA)
Médecine anthroposophiquemédecine anthroposophique (VAOAS)
Homéopathie classiquehoméopathie (SVHA)
Phytothérapiephytothérapie (SMGP)

Si des thérapeutes sans diplôme de médecin traitent, par exemple des naturopathes, des thérapeutes en MTC ou des ostéopathes, seule une assurance complémentaire paie. Chaque caisse fixe dans ses conditions les méthodes qu’elle reconnaît, la part prise en charge par séance et si la thérapeute doit être inscrite dans un registre. Avant la première séance, demande à la caisse si la méthode et la thérapeute sont reconnues. Plus d’informations sur la page de prestation La caisse-maladie paie-t-elle les médecines complémentaires ?.

Autres prestations ambulatoires en comparaison

  • Transport de malades et sauvetage : l’assurance de base paie 50 % des frais de transport, au plus CHF 500 par année civile, et 50 % des frais de sauvetage en Suisse, au plus CHF 5 000 par année civile (art. 26 et 27 OPAS). Les CGA indiquent si l’assurance complémentaire prend le solde en charge.
  • Médicaments hors liste des spécialités : l’assurance de base paie en principe les médicaments de la liste des spécialités de l’OFSP (art. 52 al. 1 let. b LAMal). Certains produits complémentaires participent à d’autres médicaments.
  • Traitements à l’étranger : l’assurance de base paie les traitements d’urgence lors d’un séjour temporaire à l’étranger, au plus le double du montant qui serait remboursé en Suisse (art. 36 al. 2 et 4 OAMal) ; l’entraide internationale en matière de prestations, par exemple dans l’UE, est réservée. Les produits complémentaires règlent différemment la couverture à l’étranger au-delà.
  • Hôpital : la division semi-privée ou privée est un module distinct, l’assurance complémentaire d’hospitalisation. L’article Absence de convention explique son lien avec les conventions entre caisse et hôpital.

Exemple de calcul : le module ambulatoire en vaut-il la peine ?

Exemple avec des personnes fictives. Nora, 35 ans, porte des lunettes, s’entraîne en salle de fitness et consulte pour des tensions une thérapeute en shiatsu qui n’a pas de diplôme de médecin. Aucune de ces prestations n’est payée par l’assurance de base. Elle examine une assurance complémentaire des soins ambulatoires aux conditions suivantes ; toutes les valeurs sont un exemple de contrat supposé, et non les données d’une caisse précise :

Exemple de contrat (supposé) : prime de CHF 35 par mois
PrestationCondition dans l’exemple de contratCoûts de NoraContribution de l’assurance complémentaire
Lunettes90 %, au plus CHF 300 tous les 3 ans civilsCHF 600 tous les 3 ansCHF 300 tous les 3 ans, soit CHF 100 par an
Abonnement de fitness50 %, au plus CHF 200 par anCHF 800 par anCHF 200 par an
Shiatsu, thérapeute enregistrée75 %, au plus CHF 1 000 par an8 séances à CHF 120 = CHF 960CHF 720 par an
TotalCHF 1 020 par an

Le calcul montre seulement comment comparer : l’utilisation réaliste face à la prime annuelle, prestation par prestation. C’est toi qui décides si un produit te convient, avec tes propres chiffres et les CGA des caisses. Les CGA et les renseignements de la caisse font foi.

Cas particuliers

Enfants. Pour les lunettes d’enfants, l’assurance de base paie d’abord jusqu’à CHF 180.67 par an, une assurance complémentaire éventuellement le solde. Envoie la facture avec l’ordonnance pour que les deux couvertures soient examinées.

Assurance de base et complémentaire auprès de caisses différentes. C’est autorisé. Lors d’un changement d’assurance de base, l’ancienne caisse ne peut pas t’obliger à résilier l’assurance complémentaire, ni la résilier pour ce seul motif (art. 7 al. 7 et 8 LAMal). Tu compares l’assurance de base séparément dans le calculateur de primes ; le changement est décrit dans Changer de caisse.

Maladies préexistantes. Comme la caisse peut poser des questions de santé, un nouveau produit peut comporter une réserve. La caisse ne peut pas résilier ordinairement un contrat existant (art. 35a al. 4 LCA) ; un changement mérite donc réflexion.

Révocation. Si tu as déposé une demande et changé d’avis, tu peux la révoquer dans les 14 jours (art. 2a LCA).

Erreurs fréquentes

  • Comparer selon le nom du produit. « Ambulant Plus » désigne autre chose dans chaque caisse. Compare le pourcentage, le plafond, la période et les conditions.
  • Assurer deux fois les mêmes prestations. L’acupuncture pratiquée par un médecin ou les lunettes d’enfants sont déjà payées par l’assurance de base ; une complémentaire n’y apporte quelque chose que pour le solde.
  • Ignorer les plafonds communs. Si plusieurs prestations partagent une même enveloppe, celle-ci est plus vite épuisée.
  • Ne pas vérifier la reconnaissance. Si la thérapeute ou le centre de fitness n’est pas reconnu, la caisse ne paie rien.
  • Résilier trop tôt l’ancienne assurance complémentaire. D’abord l’acceptation écrite de la nouvelle caisse, ensuite la résiliation.

L’article Hausse de prime de l’assurance complémentaire explique comment réagir à une prime complémentaire plus élevée. Tu trouveras tous les sujets liés aux assurances complémentaires dans la rubrique Assurances complémentaires, et un aperçu des caisses sous Caisses-maladie.

Questions fréquentes

Quelle assurance complémentaire paie les lunettes ?

Chez l’adulte, en général une assurance complémentaire des soins ambulatoires, si ses CGA prévoient une contribution aux aides visuelles. Le montant, la période et la prise en compte des montures sont fixés par chaque caisse. L’assurance de base ne paie les lunettes qu’aux enfants jusqu’à 18 ans et dans des cas médicaux particuliers.

La caisse-maladie paie-t-elle l’abonnement de fitness ?

L’assurance de base, jamais. Certaines assurances complémentaires en paient une partie, le plus souvent un pourcentage jusqu’à un plafond annuel et seulement auprès de prestataires reconnus. La thérapie médicale par l’entraînement sur prescription médicale relève en revanche de la physiothérapie et passe par l’assurance de base.

L’homéopathie est-elle payée par l’assurance de base ?

Oui, l’homéopathie classique fait partie des cinq méthodes de l’art. 4b OPAS, mais seulement chez un médecin titulaire de l’attestation de formation complémentaire reconnue. Si une homéopathe sans diplôme de médecin traite, seule une assurance complémentaire paie, le cas échéant.

L’assurance complémentaire doit-elle être auprès de la même caisse que l’assurance de base ?

Non. Tu peux les avoir auprès de caisses différentes. Certaines caisses ne vendent toutefois leurs produits complémentaires qu’avec leur assurance de base ; renseigne-toi avant la demande.

Une assurance complémentaire des soins ambulatoires en vaut-elle la peine ?

Cela dépend des prestations que tu utilises. Compare les contributions que tu toucheras de manière réaliste avec la prime annuelle. C’est un calcul avec tes propres chiffres, pas une recommandation générale.

Sources

  1. Ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS), art. 20 et 24Art. 20 et 24 OPASfedlex.admin.ch
  2. OFSP, Liste des moyens et appareils (LiMA), chapitre 25 Aides visuellesbag.admin.ch
  3. Ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS), art. 4bArt. 4b OPASfedlex.admin.ch
  4. Ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS), art. 26 et 27Art. 26 et 27 OPASfedlex.admin.ch
  5. Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), art. 34Art. 34 al. 1 LAMalfedlex.admin.ch
  6. Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), art. 52Art. 52 al. 1 let. b LAMalfedlex.admin.ch
  7. Ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal), art. 36Art. 36 OAMalfedlex.admin.ch
  8. Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), art. 64Art. 64 al. 8 LAMalfedlex.admin.ch
  9. Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), art. 7Art. 7 al. 7 et 8 LAMalfedlex.admin.ch
  10. Loi fédérale sur la surveillance de l’assurance-maladie sociale (LSAMal), art. 2Art. 2 al. 2 LSAMalfedlex.admin.ch
  11. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 3Art. 3 al. 1 LCAfedlex.admin.ch
  12. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 4Art. 4 LCAfedlex.admin.ch
  13. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 35aArt. 35a LCAfedlex.admin.ch
  14. Loi fédérale sur le contrat d’assurance (LCA), art. 2aArt. 2a LCAfedlex.admin.ch

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